L’union syndicale Solidaires Alsace condamne fermement l’ignoble attaque contre les locaux du Planning familial 67 à Strasbourg et apporte tout son soutien à ses militant•es.
Cette attaque s’inscrit dans un contexte d’offensive contre le droit à l’avortement et plus généralement contre le droit des femmes à disposer de leur corps. Ainsi, le 25 février, soit quelques jours avant sa constitutionnalisation, l’IVG avait été présenté comme la première cause de mortalité dans le monde par la chaîne de télévision Cnews. Avec cette nouvelle attaque, le principe même du droit à l’avortement est à défendre face au camp des anti-choix et des réactionnaires de tous bords.
Le droit à l’IVG et à l’avortement est une conquête sociale et féministe qui permet aux femmes de disposer de leur corps et de ne pas être réduites à une fonction de procréation. Si l’inscription du droit à l’IVG dans la Constitution représente une victoire symbolique forte pour les organisations féministes, nous ne devons pas perdre de vue que ce droit reste fragile.
Sa place dans la constitution et la formulation de son inscription laisse entendre qu’il pourrait être réduit par la loi, alors que dans le même temps les fermetures de centre IVG continuent et que les services publics sont attaqués. Ainsi, la lutte pour le rendre effectif continue.
Pour Solidaires Alsace, la grève féministe du 8 mars, doit être un temps fort de cette mobilisation pour gagner l’ouverture de centres IVG et des services publics pour accompagner les femmes dans le droit fondamental à disposer de leur corps.