Ce mardi 1er avril, au moins six secteurs professionnels appellent à la grève pour dénoncer les bas salaires, le manque de moyens et la dégradation des conditions de travail liées au coupes budgétaires.
Aux côtés du secteur de la santé, du travail social et du médico-social, les assistant•es d’éducation des établissements scolaires du second degré, France Travail, l’INRAP ou encore l’audiovisuel public, contre un rapprochement entre Radio France et France Télévisions, seront en grève.

Ces mobilisations s’inscrivent dans la continuité de la grève des travailleur•ses de l’art et de la culture les 18 (grève au Théâtre national de Strasbourg) et 20 mars et de la lutte des étudiant•es des universités dont celle de Strasbourg, qui se réunissent en AG et s’organisent depuis quelques semaines. Ce sont aussi les luttes pour le droit au logement : celle des expulsé•es du parc Eugène Imbs qui sont parqué•es dans un gymnase depuis plus d’un mois. Celle aussi de plusieurs collectifs de parents et d’enseignant•es revendiquant un logement pour la centaine d’élèves sans toit scolarisés dans les écoles, les collèges et les lycées de l’Eurométropole de Strasbourg. Alors que la trêve hivernale touche à sa fin, de nouvelles expulsions sont à craindre. Enfin, la loi plein emploi prévoit d’imposer le travail gratuit aux bénéficiaires du RSA en leur faisant porter la responsabilité de la fraude sociale.
Ces luttes précèdent la journée d’action dans la fonction publique du jeudi 3 avril qui viendra clore cette semaine de mobilisations. Les travailleur•ses des services publics subissent le gel des salaires et voient, depuis le 1er mars, leur salaire amputé de 10 % en cas d’arrêt maladie. Surtout, le gouvernement veut s’attaquer aux retraites des fonctionnaires jugées trop couteuses.
Ces journées de grève et de mobilisations ont un dénominateur commun : elles visent à refuser les coupes budgétaires qui minent les solidarités et l’accès à la culture, qui cassent les services publics et précarisent de manière croissante les travailleur•ses et les conditions d’existence. C’est ce même mouvement de fond qui refuse les attaques contre l’écologie et la banalisation des discriminations à l’égard des minorités. Ce gouvernement prône l’économie de guerre pour renforcer ses politiques libérales, dont l’austérité budgétaire, et s’en prendre aux droits des travailleur•ses et des minorités ! Ce gouvernement fait le choix de mener une politique autoritaire avec le soutien bienveillant de l’extrême droite.
Solidaires Alsace appelle les travailleur•ses à se mobiliser, à participer aux rassemblements et aux AG sectorielles, à construire et amplifier la riposte nécessaire face aux reculs sociaux sans précédents qu’on nous impose et qui favorisent l’arrivée au pouvoir de l’extrême-droite. Notre camp social va gagner !